Dites-moi où ça coince - je vous aide à y voir clair
UX dans l’espace : comment concevoir un intérieur qui “coule” (et pas juste joli)
.jpg)
On parle beaucoup d’UX pour les applis… mais votre maison, c’est aussi une “interface”. Chaque jour, vous y faites des actions : entrer, poser, cuisiner, circuler, ranger, recevoir, vous reposer.
Quand c’est bien conçu, vous ne remarquez rien : tout est simple.
Quand c’est mal pensé, ça frotte : objets qui traînent, passage qui coince, lumière mal placée, rangement jamais au bon endroit. Bref : de la friction.
C’est quoi l’UX dans l’espace ?
L’UX (expérience utilisateur), appliquée à un lieu, c’est :
- réduire les frictions du quotidien
- rendre les usages évidents
- fluidifier les parcours
- faciliter les décisions (et éviter les erreurs coûteuses)
- créer une sensation : clarté, calme, confort, contrôle
En clair : un espace qui vous aide au lieu de vous compliquer la vie.
Les 7 frictions les plus fréquentes (et ce que ça provoque)
- Entrée sans “zone tampon” → sacs/chaussures partout, stress visuel
- Parcours qui se croisent (cuisine / salon / passage) → gêne, bruit, énervement
- Rangements loin de l’usage → “ça traîne” même avec des meubles
- Manque de surfaces de pose → micro-bazar permanent
- Lumière mal hiérarchisée → fatigue, ambiance plate, zones inutilisées
- Zones floues (repas, assise, travail) → on ne sait jamais où faire quoi
- Mauvaise lisibilité (portes, accès, circulation) → impression d’étroit / confusion
La méthode simple “UX” pour concevoir un lieu
1) Observer les usages réels
Qui fait quoi ? Quand ? Combien de personnes ? Qu’est-ce qui revient tous les jours ?
L’objectif : arrêter de concevoir pour une photo, et concevoir pour vos routines.
2) Dessiner les parcours (les vraies trajectoires)
Entrée → cuisine, cuisine → table, canapé → WC, chambre → salle de bain…
Un bon espace, c’est un espace où les parcours ne se battent pas.
3) Clarifier les zones
Zone “poser”, zone “préparer”, zone “manger”, zone “se détendre”, zone “se concentrer”.
Quand les zones sont claires, le cerveau respire. (Oui, même si on ne l’avoue pas.)
4) Mettre les rangements là où l’action se passe
Rangement = “à moins de 3 pas” du geste.
Sinon il devient décoratif. Comme un vélo d’appart.
5) Hiérarchiser la lumière (là où on vit vraiment)
Une lumière générale + une lumière fonctionnelle + une lumière d’ambiance.
Résultat : l’espace devient lisible et confortable, même en hiver.
6) Valider avant travaux en 3D
La 3D, ce n’est pas “pour faire joli”.
C’est pour tester : volumes, distances, circulation, vues, lumière… et décider sans regret.
10 “tests UX” à faire chez vous (en 10 minutes)
- En entrant, où posez-vous naturellement vos affaires ?
- Avez-vous un endroit évident pour : chaussures / clés / courrier ?
- Combien de fois par jour vous contournez un meuble ?
- Y a-t-il un passage où deux personnes ne se croisent pas ?
- Vos rangements sont-ils proches de l’usage (cuisine / entrée / salle de bain) ?
- Avez-vous une vraie surface de pose près du canapé ?
- La table est-elle accessible sans “slalom” ?
- Votre éclairage a-t-il plusieurs niveaux (pas juste le plafonnier) ?
- Votre plan vous oblige-t-il à faire des allers-retours inutiles ?
- Est-ce que “c’est beau” mais vous ne l’utilisez pas ?
Si tu réponds “oui” à 3–4 points, tu as déjà des leviers évidents.
UX dans l’espace : particuliers vs lieux pros
- Particuliers : confort, fluidité, rangements, apaisement, quotidien
- Lieux pros : lisibilité, confiance immédiate, parcours client, efficacité, cohérence
Dans les deux cas : on travaille la même chose → une expérience.
Conclusion
Un bon aménagement, ce n’est pas “plus de déco”.
C’est un espace qui répond, qui guide, qui simplifie.
Et quand c’est bien fait, ça se sent : moins de charge mentale, plus de plaisir à vivre le lieu.
.png)